Ce qui a changé : — Correction de trois affirmations : doubler sur 9–11 peut donner 19–21 mais jamais un blackjack ; un 21 obtenu après avoir séparé des as est un 21 ordinaire, payé 1:1 ; l’Atlantic City Blackjack autorise bien à séparer les as une fois (une carte par as, sans nouvelle séparation). Ajout : à une table 6:5, accepter le paiement à égalité (even money) est le meilleur choix.
- Publié le
- Mis à jour le
- Faits vérifiés
Blackjack : 7 erreurs de débutant qui vous coûtent de l’argent à chaque session
Impossible de s’assurer des gains réguliers au blackjack, mais on peut éviter les erreurs de base qui font perdre de l’argent presque à coup sûr. Voici les sept plus courantes.
Si la réussite aux jeux d’argent dépend en grande partie de la chance, le blackjack est justement de ces jeux où l’influence du joueur sur le résultat se voit aussi très bien. Vous ne pourrez pas vous garantir des gains réguliers, mais vous pouvez au moins éviter les erreurs de base qui, avec une très forte probabilité, font perdre de l’argent.
Trois chiffres à retenir
Erreur n° 1 : prendre l’assurance
La mise qui protège le joueur contre un blackjack du croupier a tout, aux yeux d’un débutant, d’un excellent coup. Il n’en est rien : son RTP n’est que de 92,6 %. Elle peut rapporter une fois, voire vous mettre en positif sur une session, mais le plus sage est de ne jamais y recourir — même si vous avez déjà un blackjack en main : à une table 3:2, mieux vaut accepter le risque d’une égalité (push) que prendre le paiement à égalité (even money) ; à une table 6:5, c’est en revanche ce paiement à égalité qui devient le meilleur choix — une raison de plus d’éviter ces tables. Même avec un as visible (condition indispensable pour que l’assurance soit proposée), le croupier ne fera un blackjack naturel que dans 31 % des cas — le reste du temps, vous perdez la mise d’assurance pour rien.
Erreur n° 2 : refuser de séparer les huit et les as
Deux huit (16) dans une même main, c’est mauvais par définition : nettement trop peu pour gagner, avec un vrai risque de sauter (bust) à la troisième carte. Séparez-les (split) en deux mains et vous aurez de bonnes chances d’obtenir 18 ou 19 dans l’une, voire dans les deux. Pour les as, c’est encore plus net : deux as dans une main, c’est un 12 aux perspectives floues ; dans deux mains distinctes, ce sont deux mains qui partent de 11, chacune avec de belles chances d’atteindre 21 (après une séparation, il s’agit d’un 21 ordinaire payé 1:1, pas d’un blackjack). Les experts séparent toujours les huit et les as, quelle que soit la carte du croupier, dans les limites fixées par la table : les as séparés ne reçoivent en général qu’une seule carte chacun et, à l’Atlantic City Blackjack par exemple, on ne peut les séparer qu’une fois, sans nouvelle séparation.
Erreur n° 3 : ne jamais doubler
Au blackjack, on double sa mise (double down) quand on voit une occasion particulièrement favorable de gagner avec une seule carte supplémentaire. Avec 9 à 11 en main, les chances d’arriver à 19–21 en une carte sont assez élevées (ce ne peut pas être un blackjack : il ne compte que sur vos deux premières cartes). Si, en plus, le croupier affiche une petite carte, il devra probablement en tirer au moins deux autres (ce qui augmente son risque de sauter) ou s’arrêter à 17 ou 18 — ce qui rend la victoire du joueur très probable.
Erreur n° 4 : choisir une table 6:5 plutôt que 3:2
Un exemple on ne peut plus simple : sur une mise de 100 € avec un blackjack naturel, le joueur gagne 120 € dans le premier cas et 150 € dans le second. Même si votre bankroll peut encaisser ces 30 € de manque à gagner à chaque naturel, cela n’a tout simplement aucun intérêt : une table 6:5 n’offre aucun avantage — en cherchant un peu, vous trouverez toujours un blackjack aux mêmes règles, payé 3:2.
Erreur n° 5 : vouloir se refaire sous le coup de l’émotion
Aux jeux d’argent, il y a des passages à vide — il faut s’y préparer à l’avance. Face à une série perdante et déjà trop dans le rouge, ne vous persuadez pas que la prochaine main sera forcément la bonne : vos chances de gagner restent toujours les mêmes et n’augmentent en rien avec le nombre de pertes qui ont précédé. Et si le joueur applique en plus des progressions agressives comme la martingale, la course au rattrapage immédiat peut engloutir tout le budget en un éclair. Fixez-vous un stop-loss avant la session : une fois la somme prévue perdue, arrêtez de jouer immédiatement.
Si vous constatez que vous n’arrivez pas à vous arrêter, que vous perdez des sommes inacceptables ou que vos pertes provoquent des émotions négatives excessives, utilisez sans attendre les outils de jeu responsable.
Erreur n° 6 : jouer de l’argent que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre, ou toute votre bankroll
Le jeu devient un problème quand le joueur commence à perdre l’argent dont il a besoin pour vivre. Le blackjack ne garantit aucun gain : ne misez donc que des sommes dont vous êtes prêt, émotionnellement, à vous séparer et dont la perte n’affectera en rien votre situation financière. Abordez chaque session avec un budget fixé à l’avance et, idéalement, ne misez pas plus de 1 à 2 % de votre bankroll par coup : vous prolongerez ainsi le plaisir de jeu, en partie grâce à vos gains, au lieu de tout perdre sur une seule mauvaise main.
Erreur n° 7 : ne pas distinguer le 17 souple du 17 dur
Avec un as et un six (17 souple, ou soft 17), le débutant reste (stand), par peur de sauter : il estime que 17 suffit. En réalité, c’est une main faible qui perd souvent, et l’as peut aussi valoir 1 — vous n’avez donc en fait que 7 et, en prenant une carte de plus, vous ne pouvez pas sauter. Sur un 17 souple, tirer (hit) est obligatoire et, si la carte du croupier est très basse, vous pouvez même tenter de doubler la mise.
À lire ensuite
-
Stratégie de base au blackjack
Les bonnes décisions pour séparer, doubler et jouer les mains souples.
-
Règles du blackjack
17 souple et 17 dur, assurance, séparation : tout ce que dit le règlement.
-
La martingale
Pourquoi vouloir se refaire engloutit votre bankroll.
-
Conseils de blackjack
Discipline, bankroll et stop-loss en pratique.